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La prise en charge des patients souffrant de spondylarthrite ankylosante est en pleine révolution. Si l'avènement des anti-inflammatoires non stéroïdiens a marqué un tournant important dans les années 60, une étape aussi importante est en train de voir le jour à l'heure actuelle grâce à l'arrivée de nouvelles molécules, différentes des anti-inflammatoires non stéroïdiens et capables non seulement d'améliorer les symptômes les plus couramment observés (douleur, gêne fonctionnelle), mais également d'autres symptômes souvent rebelles aux anti-inflammatoires, tels que la fatigue. Surtout, ces nouvelles thérapeutiques sont très prometteuses car pouvant prévenir les déformations et attitudes vicieuses parfois observées.

Ces nouvelles thérapeutiques, coûteuses et non dénuées de toxicité, nécessitent de savoir les indiquer (quels patients justifient d'un tel traitement) et bien les surveiller. Ceci a conduit la communauté rhumatologique scientifique internationale à revoir les différents problèmes posés par cette affection. Tous ces changements nous (les membres de l'institut de rhumatologie de l'hôpital Cochin) ont naturellement incités à revoir cette brochure d'information. En effet, quand bien même les médecins “revisitent” leur façon de voir cette maladie, qui d'autre, mieux que le patient lui-même, peut prendre en charge cette affection chronique ?

Cette brochure ne dispense évidemment pas le médecin des informations verbales qu'il doit à son malade. Au contraire, elle doit être considérée comme un aide-mémoire qui, nous l'espérons, suscitera de nouvelles questions.

Professeur Maxime DOUGADOS,
Institut de Rhumatologie,
Groupe hospitalier Cochin, Paris