Les Myosites en 100 questions

Les 100 questions

3. 7. Mieux comprendre comment prendre en charge une myosite - Peut-on voyager avec une myosite ?

87. Comment gérer ses vaccinations quand on a une myosite ?

Dernière mise à jour : 12-03-2015

Au cours des myosites, les vaccinations ne sont pas seulement possibles, mais surtout conseillées quand il faut prendre un traitement immunosuppresseur (par cortisone ou une autre molécule). Quelques précautions sont nécessaires :

  • Il faut éviter de se faire vacciner pendant une poussée de la maladie car le vaccin peut augmenter l’inflammation musculaire au moins en théorie.
  • Tous les vaccins peuvent être utilisés en cas de myosite, mais si vous prenez un immunosuppresseur ou de la cortisone forte dose, les vaccins vivants atténués (comme le vaccin contre la varicelle, la rubéole, la rougeole, les oreillons, la fièvre jaune ou le BCG) sont contre-indiqués. Tous les autres vaccins, notamment celui contre le tétanos, la polio injectable, la grippe et le pneumocoque, sont autorisés.
  • Si vous prenez un traitement immunosuppresseur, les vaccins qui vont vous protéger contre une infection sont vivement conseillés. Il faut donc, avec votre médecin, vérifier votre calendrier vaccinal avec notamment les vaccinations obligatoires en particulier contre le tétanos et la polio ont bien été refaites dans les temps (rappels), mais il faudra aussi vous vacciner tous les ans contre la grippe et tous les 3 à 5 ans contre le pneumocoque. Le cas échéant, après en avoir discuté avec votre médecin, vous pouvez vous vacciner contre l’hépatite B et la varicelle si vous n’avez pas eu ces infections auparavant. Attention, le vaccin contre la varicelle est un vaccin vivant qui ne peut être fait qu’avant le traitement immunosuppresseur.
  • La vaccination contre l’hépatite B a fait craindre un risque de maladie auto-immune, en particulier une sclérose en plaques, mais cela n’a jamais été formellement prouvé. Il a aussi été évoqué que cette vaccination puisse induire des inflammations musculaires, en particulier par l’adjuvant du vaccin (c’est-à-dire la substance associée au vaccin comme l’aluminium) qui permet d’améliorer l’immunisation, donc la protection. En cas de risque d’exposition à l’hépatite B, il y a certainement plus de bénéfices que de risques à faire cette vaccination. Ainsi, pour des raisons professionnelles ou un risque d’exposition, cette vaccination contre l’hépatite B est fortement recommandée car l’hépatite B est une maladie grave qui peut entraîner une destruction du foie par cirrhose et parfois un cancer du foie (hépatocarcinome). La vaccination contre d’autres hépatites (hépatite A) est recommandée si vous voyagez dans des pays étrangers. Pour l’instant, il n’y a pas de vaccination contre l’hépatite C ou l’hépatite E. 

 

Pour en savoir +

À retenir

  • La mise à jour de votre carnet vaccinal est indispensable en cas de myosite, surtout si vous êtes traités par cortisone et/ou immunosuppresseurs car le risque d’infection est plus grand avec ces traitements.
  • Il est indispensable d’être bien vacciné contre le tétanos et la polio, ainsi que contre la grippe et le pneumocoque. Une vaccination contre l’hépatite B et la varicelle doit se discuter en fonction des besoins et des risques de chacun.
  • Les vaccins vivants (BCG, polio oral, rougeole, rubéole, oreillons, varicelle) sont contre-indiqués si le traitement immunosuppresseur ou la cortisone à forte dose a déjà été débuté. Si besoin, ces vaccinations pourront se faire après l’arrêt ou la réduction de ce traitement.
  • Si vous devez voyager, il y a des vaccinations particulières qui doivent se faire en particulier contre l’hépatite A ou de la fièvre jaune. Il faut alors en parler à votre médecin et/ou se mettre en rapport avec un centre de vaccination.
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